NE PLUS NÉGLIGER L’EMPLOI DES PLUS DE 50 ANS

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illustration ©Unsplash

L’Observatoire des Métiers du Futur vient de publier un livre blanc sur l’emploi des seniors. Avec un titre optimiste “Mission possible”, le rapport propose des pistes concrètes pour sortir de cette impasse dangereuse.

Le Think Tank invite les entreprises à dépasser les stéréotypes attribués aux travailleurs de plus de 50 ans. La raison est d’abord démographique, puisque un quart de la planète a plus de 50 ans. En France, 40% cette population compose notre société. Difficile de les ignorer, d’autant plus qu’ils “constituent une source inestimable de diversité pour les entreprises” affirme l’OMF dans son introduction.

Trop cher, pas assez numérique

Les obstacles au recrutement des 50 + sont toujours les mêmes. Sur les 380 enquêtés, 44% les estiment trop chers, 18% pointent leur manque de compétences numériques et 19% une inadéquation culturelle. Ces raisons expliquent qu’un demandeur d’emploi de 54 ans restera près d’un an au chômage selon US Bureau of Labor. Isabelle Rouhan, la présidente de l’Observatoire soulignait dans notre récent webinaire la reconnaissance de leur motivation au sein de l’entreprise. “Ils sont aussi la culture de l’entreprise ils en sont la mémoire”.

Les lignes sont en train de bouger. Les diversités culturelles sont très adressées dans les entreprises, alors que sur la question des générations c’est plus long,

Isabelle Rouhan

A cette fidélité, le livre blanc liste l’atout majeur de l’expérience (pour 65% des personnes interrogées). Non négligeable en temps de crise, ces profils sont source de profit pour l’entreprise lorsqu’ils travaillent avec les générations plus jeunes. “Il faut confronter les points de vue complémentaires. Car les entreprises, quelles qu’ elles soient, qui sont très concentrées sur un type de profil au détriment des autres, ratent des opportunités” affirme isabelle Rouhan.

Continuer à former

A l’adresse des employeurs, le livre blanc préconise d’accentuer l’apprentissage et les formations tout au long de la vie professionnelle. A court terme, le reverse mentoring qui consiste à se former auprès des générations plus jeunes (millenials et Z) serait opérant sur les compétences numériques, en miroir, les plus de 50 ans transmettraient leur expérience. Pour contrer l’argument que le vieillissement est un obstacle à l’apprentissage, le rapport cite un article de la Harvard Business Review, “Lorsqu’il s’agit d’apprendre de nouvelles choses, il n’y a tout simplement pas de limite d’âge, et plus les gens restent intellectuellement engagés lorsqu’ils sont plus âgés, plus ils contribueront au marché du travail”.

A la question de savoir s’il y a un âge limite pour travailler, “la majorité des personnes interrogées pensent que les gens devraient travailler aussi longtemps que leur santé le leur permet”. Il ne s’agit pas d’une injonction pour reculer l’âge légal mais bien plutôt d’une perception de l’âge qui correspond de moins en moins aux stéréotypes toujours véhiculés dans la société.

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