FRANCE TÉLÉVISION SE MOBILISE SUR LES FÉMINICIDES

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illustration ©unsplash

France Télévision consacre sa soirée du 2 juin à la question des féminicides. Un programme spécial composé d’un documentaire inédit, d’un débat et d’une redifussion d’un numéro d’Infra Rouge.

En 2019 150 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex compagnon. La page Facebook qui recense ce sinistre bilan comptabilise à ce jour 38 féminicides depuis le début de l’année. Des drames qui nécessite une “mobilisation d’utilité publique” revendiquée par France 2. L’objectif est “d’éveiller les consciences et de faire bouger les lignes sur ce combat de société essentiel” explique le dossier de presse. Au programme, le documentaire “Féminicides” co réalisé avec Jérémy Frey par la journaliste Lorraine de Foucher. La créatrice de la rubrique ” S’aimer comme on se quitte” pour Le Monde estime que les relations abusives doivent être traitées comme “une privation de liberté de la femme”.

5 féminicides décryptés dans un documentaire

La réalisatrice écrit, “Un homme ne tue pas sa femme dirigé par un coup de folie qu’il aurait eu un matin, sans aucun signe avant-coureur. Ce meurtre est en réalité le fruit d’une radicalisation. Il y a une sédimentation pendant des années, issue de sa construction familiale, de sa vision de l’amour et de sa vision de l’égalité homme-femme”. Porté par la voix de Leatitia Casta, le documentaire décrypte 5 cas emblématiques de féminicides. Parmi eux, celui de Marie Alice Dibon Retrouvée morte le 22 avril 2019, assassinée par son compagnon. Sa soeur Hélène de Ponsay, Vice présidente de l’association Union Nationale des Famille de Féminicide (UNFF) analysait dans un long témoignage le phénomène d’emprise, préalable des violences et féminicides.

Le féminicide de Marie-Alice n’est pas juste un fait divers, c’est une famille qui est détruite. 

Hélène de Ponsay

Analyser un mécanisme

Au delà de la tragédie des faits, le documentaire analyse un mécanisme. Un schéma criminel récurrent” mis au jour par la cellule d’investigation de journalistes du quotidien du soir. “La vulnérabilité des femmes aux agressions physiques est produit par un schéma préétabli de domination qui l’empêche de mobiliser des ressources personnelles, matérielles ou sociales pour résister ou s’enfuir.” explique la co-réalisatrice qui prendra part au débat en seconde partie de cette soirée spéciale. Hélène de Ponsay, Luc Fremiot, ancien magistrat, Antoine Mouilliere, fils d’une victime feront entendre leurx voix pour que les féminicides soient “l’affaire de tous”.

Mardi 2 juin à partir de 21h05 sur France 2

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