COVID 19 : LES FEMMES ET LES HOMMES INÉGAUX FACE AUX EFFETS SECONDAIRES DE LA VACCINATION

vaccination femmes

73% des effets secondaires liés à la vaccination concernent les femmes. Une différence suffisamment importante qui pose la question du traitement genré de la politique vaccinale mise en place.

Le point de situation du 9 au 15 avril 2021 de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament constate cet écart. Sur les 16 222 000 injections réalisées (tous vaccins confondus), l’ANSM recense 27 213 cas d’effets indésirables. Une proportion qui concerne majoritairement les femmes. Ce constat n’est pas spécifique à la France. L’agence suisse rapporte la même prédominance. “Au 20 avril Swissmedic a évalué 1485 déclarations d’effets indésirables présumés de vaccins contre le coronavirus. 67,9% concernaient des femmes” indique lematin.ch.

Un rapport rédigé par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), organisation chargée de la surveillance de la santé aux Etats-Unis indique “les femmes rapportent 79,1 % des effets secondaires”. Le site Futura Santé qui mentionne ces chiffres avance une explication qui serait liée aux hormones. Les œstrogènes et la progestérone ne protégeraient pas les femmes comme le suggérait plusieurs études en 2020. (notamment l’université de l’Illinois à Chicago).

Des critères sexués de vaccination

Au Canada, le gouvernement a choisi d’ouvrir la vaccination à l’Astra Zeneca à partir de 45 ans. La docteure Diane Francoeur, obstétricienne gynécologue au CHU pédiatrique Sainte-Justine, cité par Le Devoir observe l’inquiétude de ses patientes. Et préconise d’envisager la vaccination à l’aune de critères sexués et particuliers. “Il faut pouvoir individualiser la prise de décision lors de la prise de rendez-vous” indique la médecin qui pointe également les populations les plus à risques comme “certaines communautés ethniques ou celles qui sont diabétiques ou obèses”.

Ces nouvelles prises en compte rappellent que les femmes et les hommes ne sont pas égaux face aux effets des médicaments. Pourtant, des biais de genre imprègent toujours les essais cliniques. Numérama explique que les femmes en âge de procréer ont été exclues des essais aux Etats-Unis au cours du XXème siècle, mettant en action une invisibilisation qui se traduit toujours aujourd’hui par des effets secondaires accrus pour les femmes.

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