MUSAIR : UNE APPLI POUR S’IMMERGER DANS UN BAIN ARTISTIQUE

Musair
capture site Musair

Idéale en temps de confinement, Musair permet de patienter jusqu’à la réouverture des musées. Co créée par Valentine Rondelez, l’application offre une balade immersive au travers d’oeuvres éclectiques. Une expérience qui s’écoute et se regarde.

Valentine Rondelez confesse avoir toujours aimé l’art. Un réconfort indispensable lors d’une rupture professionnelle. “Ce qui m’a fait du bien c’est d’aller dans les musées à des heures peu fréquentées et de retrouver un contact privilégié avec les œuvres”. Forte de cette expérience, elle a conçu Musair pour partager ces bonnes vibrations culturelles et s’adresser à tous ceux qui disent ” j’aime l’art mais je n’y connais rien”. Cette balade immersive se fait au gré des saisons. Elle grapille l’automne au travers de 6 oeuvres éclectiques. “On parle de pomme avec une très belle encre de Chine Qi Baishi, mais aussi de promenades en forêt et du Petit Poucet, des enfants qui grandissent avec un tableau Jan Cornelisz Verspronck peint en 1634. et de la rentrée des classes, de burnout”…

Un bain immersif

Chaque tableau est accompagné d’un texte soufflé d’une voix apaisante. Pour chaque oeuvre, le texte fait un pas de côté, à la fois poétique et décalé. “Je déteste qu’on me parle de Noël au mois de novembre !” glisse Valentine qui revendique l’art comme un support pour parler de la société actuelle. L’exercice immersif provoque un sentiment de bien-être aussi détendant qu’une séance de relaxation. Le numérique allié de la culture ? Une évidence pour la co créatrice de l’application qui souligne la difficulté “d’embrasser les oeuvres du patrimoine national dispersées à travers le monde”. De plus l’accompagnement via Musair permet de prendre par la main le visiteur de collections permanentes parfois “un peu perdu”.

Mon projet est de montrer comment des œuvres d’art d’il y a plusieurs siècles ont toujours des choses à nous dire. Cela résonne dans notre culture d’aujourd’hui.

Le texte en décalage avec l’oeuvre suggère à l’utilisateur de porter un regard en profondeur et ne pas se contenter du 1er coup d’oeil. Sur cette lancée, Valentine Rondelez imagine un parcours dédié aux plus jeunes. “Je voudrais me servir du numérique pour les attirer avec leurs codes vert l’art. Leur musique, leurs références culturelles. Il y a autant apprendre un slam ou d’un rap bien fait que d’un poème de Ronsard”. Musair est une oeuvre familiale réalisée en collaboration avec les filles de Valentine. “Une façon d’excuser le manque d’attention que je leur accorde parfois” .

Les premières capsules sonores sont en accès libre, ensuite 9€ pour la totalité du bain de saison (30mm).

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