LE MOBILE FILM FESTIVAL CÉLÈBRE L’EMPOWERMENT DES FEMMES

extrait « Career Path »
Extrait « Career Path »

Un jury présidé par Agnès Jaoui a récompensé hier 8 films forts sur le thème de l’empowerment des femmes, autrement dit l’autonomisation des femmes

Le principe du Mobile Film Festival créé en 2015 est simple, un film d’une minuté réalisé avec un téléphone portable. La 16 édition a livré des vidéos créatives, drôles, émouvantes et souvent percutantes. Parmi les 60 vidéos internationales sélectionnées, le jury a récompensé des oeuvres qui donnent des solutions vers l’empowerment des femmes. Aux côtés de la présidente, Chiara Corazza, David et Stéphane Foenkinos, Anastasia Mikova, Tania de Montaigne, Marine Périn, Oxmo Puccino, Justine Ryst, Florence Sandis, Aloïse Sauvage et Anne-Dominique Toussaint.

Grand Prix International : « Career Path » (Plan de carrière), d’Alisa Tritenko

Dans un long couloir sombre divisé en sections par des portes, certains passent avec facilité, et pour d’autres, c’est un défi. L’idée très simple illustre le parcours professionnel des femmes qui voient trop souvent les portes se refermer devant elle. Ici, chaque femme devient un maillon de soutien face aux obstacles. Ce film a reçu le Grand prix international, d’un montant de 20.000 €.

Grand Prix France : « Une Nouvelle Page », de Christabel Desbordes et Benjamin Clavel

“Quand une moitié de l’humanité écrit l’histoire, on peut se demander où est passée la deuxième moitié”. Voila pour le pitch, la réalisation hyper créative est accompagnée de commentaires hilarants. On retient la récente apparition des femmes sur la planète terre. Mais aussi que l’ homme “contraint de vivre avec une femme plus jeune que lui”. Un bijou d’ironie ! Ce film a reçu une bourse de 20 000 € dans le cadre du programme #EllesFontYouTube.

Prix du scénario : « The Bride » (« La Mariée »), de Florin Clay Ejeh

Mariam, une jeune Nigériane de 14 ans vivant en milieu rural, rêve d’une vie meilleure lorsqu’elle sera grande en devenant enseignante. Mais ce n’est pas la décision que son père a pris pour son avenir. “Papa dit que l’école est une perte de temps, il dit que les femmes devraient rester à la maison, apprendre à faire un bon repas et à être une bonne épouse.” Ce film reçoit une bourse du CNC de 3000 €.

Prix de la mise en scène : « Divar » (« Le Mur »), de Farideh Naderi

Des garçons jouent au volley avec un mur en guise de filet, de l’autre côté ils ignorent tout de l’équipe qui leur fait face. Un très beau film sur les obstacles “imposés par la société et la culture nous empêcher de nous connecter avec “l’autre”. Ce film a également reçu une bourse du CNC de 3000 €.

Coup de cœur du Jury : « #FreeTheNipples » (#Libérer les tétons), de Florence Fauquet

Vous aurez du mal à le croire mais en 2020 montrez des seins féminins est toujours une épreuve. Pourtant c’est cette censure et la différence de traitement entre les hommes et les femmes que dénonce la réalisatrice. Une fois confirmé que vous avez l’âge de regarder des seins ( mais quelle audace) vous serez surement séduit par les arguments de cette vidéo. En revanche les images violentes ne sont jamais un problème.

Prix d’interprétation Féminine : Kuyu, dans “Not your tropical girl”, de Limuy Asien

Cette très jeune fille reçoit cet appel :  “Bonjour mademoiselle, nous avons vu votre vidéo, et nous pensons que vous êtes pleine de vibrations tropicales, souhaitez vous passer une audition pour un rôle ?”. Sexiste et raciste l’héroïne entonne un rap. “Vous me traitez de primitif et de sauvage, innocente et jolie. Je sais seulement que je suis en train de réapprendre ma tradition, tout en utilisant votre langue pour protester”. “Je ne suis pas votre votre fille tropicale”. Pigé ?

Prix d’interprétation Masculin : Samuel Roger, pour “Il était Une fois” de Thibault Castan

 Si le film démarre classiquement par une princesse qui demande de l’aide au prince charmant, ce n’est pas ce que vous croyez. Une petite fille joue avec son père qui tient la figurine du chevalier sauveur héros. Mais là s’arrête toute similitude avec les classiques histoires de princesse en détresse. Une leçon à distiller à tous les parents pour briser les stéréotypes de genre que l’on transmet inconsciemment à nos enfants.

Prix de l’Extra Court : « From Maria », de Ana Moreira

“De Maria”, est une lettre des jeunes aux générations futures sur le rôle des femmes dans la société et sur la façon dont chacun est responsable de leur autonomisation. Une histoire de transmission entre les générations de femmes avec Emilia, Clara, Raquel et Maria. “Les femmes donnent du pouvoir aux femmes. Mais TOUT LE MONDE a un rôle à jouer”.

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