LA BANQUE CENTRALE DU JAPON NOMME TOKIKO SHIMIZU SA 1ère DIRECTRICE EXÉCUTIVE EN 138 ANS D’EXISTENCE

Tokiko Shimizu
Tokiko Shimizu

La Banque Centrale du Japon fait sa révolution en nommant Tokiko Shimizu, 55 ans au poste de directrice exécutive. Un effet de la politique “Womenomics” lancée en 2013 par le premier ministre Shinzo Abe promesse d’une “société où les femmes peuvent briller” ?

Une première depuis 1882 pour la Banque Centrale du Japon. Tokiko Shimizu rejoint le groupe des 5 directeurs exécutifs, l’un des plus hauts postes à l’exception des membres du conseil de direction. La banquière de 55 ans fait figure d’exception dans une société nippone très peu paritaire. Selon le dernier indice mondial des disparités entre les sexes du Forum économique mondial, le Japon se classe 121e sur 153 pays.

L’ancienne directrice de la Shinsei Bank avait déjà franchi le plafond de verre en 2010, en devenant la première femme responsble d’agence bancaire. Un exploit dans un pays qui se classe au dernier rang des Etats du G7 pour l’égalité des sexes. Cependant, relève CNN Business,“au cours de la dernière décennie, les défis démographiques et le nombre croissant de femmes dans l’enseignement supérieur ont lentement commencé à modifier les structures de gestion dominées par les hommes au Japon”.

Selon la Banque Centrale du Japon, seuls 13 % de ses postes de direction sont occupés par des femmes. Alors que 47 % de l’ensemble du personnel sont des femmes, ce ratio tombe à 20 % pour les postes d’experts. L’étude de l’Observatoire SKEMA de la féminisation des entreprises publiée en 2019 souligne qu’entre 2008 et 2018, le nombre de femmes dans les comités exécutifs a augmenté de 268%. Mais seules 2 banques européennes sur 35 ont une femme à leur tête.

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