“DISONS DEMAIN” : MEETIC CIBLE LES QUINQUA

Campagne de pub Disons demain
Campagne de pub Disons demain

Lancé fin mai par Meetic, leader des sites de rencontre en ligne, “Disons demain” cible “les jeunes de plus de 50 ans”. Une offre spécifique qui concerne les 9 millions de célibataires de cette tranche d’âge. Une génération à part dont l’usage décomplexé des réseaux sociaux et le désir de partager de bons moments définissent des attentes spécifiques. Sophie Ak Gazeau, Vice présidente pour l’Europe du Sud du groupe Meetic évoque un changement de mentalité de ces célibataires qui “réactivent une vie sociale par l’intermédiaire de la rencontre”. 46% des célibataires quinqua considèrent que la rencontre en ligne est une solution pour eux. Preuve d’une évolution importante dans la « consommation » des sites de rencontre. L’enquête Étude des parcours individuels et conjugaux menée en 2013 et 2014 par Marie Bergström et publié par l’INED en février 2016 constatait déjà le phénomène. “À un moment de la vie où l’entourage est composé surtout de couples, et qu’il ne fournit plus autant de partenaires potentiels, les rencontres par intermédiaire présentent un attrait particulier.” Un usage important des sites de rencontre est constaté dès 2006 alors que seuls 42% des ménages ont accès à internet. Si la démocratisation de l’usage est large, seule la moitié des utilisateurs de ces sites “le disent à leur entourage. Les autres affirment le contraire (28 %) ou déclarent que cela dépend des personnes (21 %)”. Le lancement de « disons demain » rompt avec cette inhibition. “Ils sont comme les plus jeunes très utilisateurs de la technologie. Ils ont un usage très orienté sur la communication avec autrui, presque ludique de ces nouvelles technologies. C’est comme ça qu’on a pu concevoir notre site. On veut pouvoir répondre aux attentes de ces jeunes de plus de 50 ans” explique Sophie Ak Gazeau.

Comment définissez-vous cette génération de quinqua ?

Ils se connaissent bien. Fonder une famille n’est pas une priorité. Nos études montrent que c’est une génération qui souhaite profiter de l’instant présent. Rencontrer des partenaires pour partager des temps de loisirs, des moments agréables, des voyages. Certains travaillent mais globalement la part du temps accordé aux loisirs est de plus en plus importantes. Certains ont eu des enfants qui sont partis. Tout cet environnement crée des attentes différentes.

En quoi « disons demain » propose une offre différente ?

Nous avons créé la rencontre en ligne il y a 16 ans avec un service généraliste qui s’adresse à toutes les catégories d’âge. Quand on dit qu’on veut donner aux célibataires les moyens de se rencontrer de la manière qui leur correspond le mieux on s’est rendu compte qu’autour de nous il n’y avait rien pour les plus de 50 ans. Par ailleurs c’est une cible en forte croissance avec de plus en plus célibataires sur cette tranche d’âge. Et surtout la rencontre en ligne est une solution pour tous ceux qui n’ont pas envie de fréquenter les bars et les boites de nuits tous les soirs. Cela a été le point de départ de notre réflexion et les premiers résultats nous confortent. C’était une cible qui attendait.

 

Le cercle relationnel des personnes séparées comporte souvent des individus déjà en couple. Ils ont moins d’opportunités et sont donc plus volontaristes dans leur usage de ces sites. Marie Bergström

 

Pourquoi “Disons demain”, c’est une promesse de contacts rapides ?

Oui c’est ce qu’on exprime dans le nom du site. Au delà du fait que c’est le début d’une histoire qui ouvre sur des perspectives, clairement ce qu’on sous entend c’est qu’on a pas envie de reporter la rencontre. Ce nom c’est la réponse à une demande de rendez vous. On concrétise la rencontre, quand est ce qu’on peut se voir ? disons demain !

 

On va vous proposer de faire des dégustations de vins, faire un jeu de piste, d’aller faire une balade culturelle, un bon repas, de profiter du temps. Et ça c’est en lien avec les attentes de cette génération.

 

Vous avez plusieurs dizaines de milliers d’inscrits, quelle est votre cible sociologique ?

On a l’ambition d’être aussi leader sur cette population. Il faut qu’on réunisse deS profils diversifiés partout en France. C’est une des raisons pour laquelle nous communiquons sur internet et beaucoup en télé et radio sur des médias nationaux pour toucher tout type de CSP.

 

Comment fonctionne le site ?

C’est un projet construit avec des célibataires de la cible. Le résultat est une interface simplifiée avec une ergonomie la plus claire possible. Nous avons le souci de proposer un maximum d’information sur nos inscrits. 95 critères sont disponibles pour permettre aux personnes de se définir. On a une équipe dédiée à la vérification des profils et un service dédié à la lutte contre la fraude en ligne.

 

On aime se représenter cet événement (la rencontre) comme le fruit du hasard ou du destin. Les sites de rencontres ne bouleversent pas les pratiques, mais contredisent cet imaginaire amoureux. Marie Bergström

 

Vous avez changé les choses en seize ans sur les sites de rencontre ?

Un tiers des célibataires en France a déjà utilisé un service de rencontre en ligne. Naturellement c’est quelque chose qui s’est démocratisée. Il n’y a plus de tabou. Le support n’invente rien. Il accélère les choses et il permet a un moment dans sa vie où on a pas envie de faire la tournée des bars et des boites et bien d’apporter une forme de confort dans la rencontre. Il accélère les choses comme le web le fait dans plein d’activités finalement.

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