ÉDUQUER LES GARÇONS POUR LUTTER CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

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Photo d’illustration ©Edward Cisneros

La Fondation des femmes a lancé mercredi 30 mai une campagne  déclinant le célèbre poème de Rudyard Kipling « Tu seras un homme mon fils ». L’opération met en lumière l’importance d’éduquer les garçons dans la lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes. La vidéo revient sur les clichés du masculinisme pour une démarche inclusive.

La lutte contre les violences faites aux femmes n’est pas que l’affaire des femmes rappelle la vidéo réalisée par l’agence TBWA.  Le spot TV lancé à la Cité internationale universitaire de Paris met en situation des pères et fils de tous âge dans leur quotidien. A l’école, lors d’épreuves sportives et dans les relations avec les femmes. Portées par la voix du rappeur Oxmo Puccino des phrases fortes résonnent comme un mantra. « Si tu sais soutenir, sans vouloir dominer. Que tu peux être fort, sans être violent (…) Tu seras un homme mon fils. (…). Si tu refuses qu’on humilie ta mère, ta sœur, ou tes amies, comme toutes les femmes que tu croiseras dans ta vie. Alors ce jour-là, oui, tu seras un homme mon fils ».

 

 

Nous espérons susciter le débat au sein des familles, des structures associatives et sportives qui jouent un rôle important dans la vie des jeunes en France. Anne-Cécile Thomann Directrice générale de TBWA\Corporate

 

Eduquer les garçons

La lutte contre les comportements sexistes est une priorité. «Après #MeToo et #BalanceTonPorc, les hommes nous ont demandé ce qu’il pouvaient faire en faveur d’une égalité des sexes. Nous avons alors décidé de lancer une campagne, pour souligner à quel point la question de l’éducation est fondamentale, pour lutter contre les stéréotypes » a déclaré à l’AFP Maxime Ruszniewski co-fondateur de la Fondation des femmes. L’apprentissage d’une éducation non genrée démarre dans les cours d’écoles pour ne plus entendre ces phrases :  » les garçons ne pleurent pas »  ou « les filles ne courent pas ». A l’instar de l’initiative de la géographe Edith Maruéjouls qui milite pour une redistribution de l’espace au sein des établissements scolaires.

 

Les stéréotypes toujours bien ancrés chez les hommes de moins de 35 ans

L’étude présentée par Kantar partenaire de la campagne traduit une prise de conscience sur la question de l’égalité homme femme sans toutefois balayer les stéréotypes de genre chez les plus jeunes. « Les jeunes générations d’hommes, chez qui certains stéréotypes persistent semblent en retrait par rapport à leurs aînés. » souligne Emmanuel Rivière Directeur général de Kantar Public. 77% des femmes et 70% des hommes estiment que ce sont « autant les hommes que les femmes qui doivent agir ». Pour autant les hommes de moins de 35 ans sont plus nombreux que la moyenne à considérer qu’être « un homme » c’est « être le meilleur » (58%) ou « ne pas pleurer » (37%), contre respectivement 30% et 11% des femmes de moins de 35 ans.

La campagne #TuSerasUnHommeMonFils sera diffusée à la télévision et sur les réseaux sociaux pendant tout le mois de juin

 

 

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