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OLIVIER FLEUROT : LA MAITRISE DES OUTILS NUMERIQUES CONDITIONNE L’EMPLOI DES CINQUANTENAIRES

Olivier Fleurot Senoir Vice President de Publcis Groupe voque la place des femmes dans l'entreprise
Olivier Fleurot Senoir Vice President de Publcis Groupe évoque la place des femmes dans l’entreprise

Senior Vice Président de Publicis Groupe, Olivier Fleurot est aussi membre du board du Women’s Forum, le « Davos des femmes ». Un poste d’observation privilégié pour analyser l’évolution de la place des femmes dans l’entreprise. L’ex ingénieur et journaliste féru de technologies l’affirme, l’avenir appartiendra à celles qui maitriseront les outils numériques.

Journaliste puis successivement directeur de presse (les Echos, le Financial Time),Olivier Fleurot n’a jamais cessé de s’intéresser à ce qui s’appelait alors la high tech et les télécom. Aujourd’hui, co-pilote d’un groupe international qui emploie 80 000 personnes dans le monde, il mesure à l’aune de cette expérience les évolutions des mentalités au sein des entreprises et de la société.

Comment le Women’s Forum s’adapte à des publics féminins très divers ?

On envisage des mini forums d’une journée intra entreprise. On développe une réflexion sur la création d’activités de services et de conseils autour de la thématique du développement du rôle des femmes. Nous avons lancé des sessions en Birmanie, au Mexique, au Brésil, à Dubaï… Avec des thématiques différentes mais aussi en répondant à des attentes différentes. En Birmanie, il fallait aider les femmes à prendre la parole tout simplement.

Quelle est l’évolution de la place des femmes dans l’entreprise ?

Ca évolue doucement. Il faut pousser, pousser … La persévérance est la clé. La mise en place de méthodes, de suivis et de critères doit mesurer en permanence les progrès. Les entreprises qui ont réussi à faire progresser le droit des femmes ont commencé cette démarche il y a plusieurs années.

C’est donc un engagement au long cours, mais ne risque-t-il pas d’ être remis en cause lorsque les dirigeants changent ?

Quand on écoute le témoignage de Muhtar Kent CEO de Coca Cola, on se rend compte que lorsqu’on met en place suffisamment d’initiatives de fond au sein de l’entreprise, il paraît difficile de revenir en arrière. Quand on fait les choses par à coup, effectivement les acquis peuvent être remis en cause.

 

Le patron de la multinationale parle de la nécessité du  triangle d’or qui doit être présent quelles que soient les initiatives mises en place. On a besoin des gouvernements, des entreprises et des associations de la société civile type ONG. Si un pôle manque ça fonctionnera moins bien.

 

Comment les femmes qui ont une cinquantaine d’années peuvent accéder à l’emploi sur un marché en quête de jeunisme ?

Il y a deux phénomènes qui sont peut-être contradictoires. Une prise de conscience que tout le monde doit travailler plus longtemps. On sait bien que si on vit jusqu’à 90 ans, les systèmes de retraite ne permettent pas d’entretenir pendant 30 ans les personnes qui s’arrêteront de travailler à 60 ans. Et il y a un autre phénomène qui perturbe beaucoup de secteurs d’activités, c’est la révolution digitale. Et là il y a les digital natives et les autres. Le meilleur conseil que je puisse donner aux hommes et aux femmes au delà de 50 ans c’est d’apprendre à utiliser toutes ces technologies. Elles sont en train de transformer beaucoup d’univers.Cette tendance va clairement en faveur des jeunes.

 

Je ne dis pas que c’est facile de trouver du travail, mais il n’y a pas de raison qu’à partir de 50 ans on ne puisse pas créer des entreprises. Les femmes doivent regarder ensemble comment proposer de nouveaux services.

 

La culture de l’entrepreneuriat n’est pas une spécificité française, là encore quelles évolutions constatez-vous ?

Il y a une vague assez intéressante parmi la génération Y. Ils sont de moins en moins attirés par les grandes entreprises. Ils ne reconnaissent pas la façon de fonctionner, de communiquer de ces structures. Ça ne leur convient pas. Il y a un courant massif de nouvelles activités et d’entrepreneuriat. Cette génération est entrepreneuse et encouragée. On va s’en apercevoir avec la Halle Freyssinet le plus gros incubateur de start-up en Europe. Ca bouge bien !

Propos recueillis par Sophie Dancourt

Photo : ©DR

 

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