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NOTRE PETIT DÉJEUNER INSPIRANT AVEC ELISABETH MORENO PDG DE LENOVO FRANCE

Elisabeth Moreno Lenovo France - Capture Twitter

A l’invitation de Grandes Ecoles au Féminin, Elisabeth Moreno, PDG France du groupe informatique mondial Lenovo est venue discuter de mixité et du rôle fondamental des femmes dans les technologies. Pas de discours féministe marketé mais une parole très libre pour inciter les femmes à occuper cet espace professionnel investi majoritairement par les hommes. Capverdienne, Elisabeth Moreno se définit comme “une grosse bosseuse” et a fait de la diversité son mantra pour une société ouverte.  Nous avons retenu ses réflexions inspirantes.

  • Les technologies nous enlèvent notre humanité et cela nous fait peur

Elisabeth Moreno considère que c’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les femmes sont si absentes de cet univers. Laisser le monde de l’informatique aux hommes n’est pas sans conséquence. La patronne de Lenovo plaide pour une répartition de la place des femmes. “Ce sont les hommes qui fabriquent les machines. A nous de les mettre à notre service et non pour détruire l’humanité”. Elle suggère de lier les technologies au bon sens humain, une garantie “pour nous rendre plus intelligent”.

  • Il faut plus de rôles modèles pour parvenir à la mixité

Les technologies sont à l’image de ceux et celles qui les programment. Sans mixité elles reflètent les stéréotypes d’où l’importance qu il y ait plus de femmes dans la technologie. Elisabeth Moreno lance en 2016 une campagne de recrutement digitale auprès des femmes conduite par le réseau Lenovo Woman. Elle ne cesse de rappeler que les rôles modèles sont essentiels pour impulser une dynamique. “le besoin de s’identifier” est fondamental. On ajoutera qu’il est générateur d’ambitions.

  • Quand on reste entre soi nous pensons de la même manière

Elisabeth Moreno cite la dernière campagne H&M qui a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux. Sur un tee shirt porté par un jeune garçon a la peau noire on lit “Coolest monkey in the jungle” (“le singe le plus cool de la jungle“). Après excuses, la photo polémique sera retirée du site marchand. Une erreur flagrante qui illustre le manque de diversité au sein des boards et des instances décisionnaires. “S’il y avait au sein du board de la marque plus de diversité, une telle communication n’aura pas pu se produire” commente Elisabeth Moreno.

 

Peut importe ce qu’on a envie d’être. Il faut qu’on puisse avoir cette possibilité. On l’a en France. Ailleurs naître femme peut conduire à la mort.

 

  • Le besoin de reconnaissance est essentiel à la performance

Non le besoin de reconnaissance au travail n’est pas qu’une question d’égo. C’est l’une des sources principales de motivation et d’épanouissement des salariés dans l’entreprise. Et source de stress lorsqu’elle est absente. Shawn Achor, auteur de “The happiness advantage” (2010) cité par le Temps explique que “la qualité de la relation entre un manager et son collaborateur est un des premiers facteurs de productivité de ce dernier et de son attachement à l’entreprise”. La PDG de Lenovo y voit un élément “humain” incontournable qui restera.

  • Les générations Y et Z veulent un job qui ait du sens

Elisabeth Moreno souligne que la fonction de manager est devenue complexe. “On ne peut plus diriger comme avant, les jeunes veulent donner du sens à leur travail”. Comme le souligne le site E-RSE s’appuyant sur les recherches des sociologues Strauss & Howe “La génération Y ( née dans les années 80 -90) a donc construit son rapport au travail par opposition à une génération X qu’elle voit (à tort ou à raison) comme sacrifiée sur l’autel de l’emploi”. La quête de sens passe en particulier par un rééquilibrage entre vie privée et professionnelle facilité par les outils numériques. La rémunération n’est plus l’objectif prioritaire.

  • La part du colibri

Elisabeth Moreno a fait de cette légende amérindienne l’illustration de ce que doit être l’engagement de chacune aujourd’hui. Une forêt est ravagée par un incendie. Les animaux regardent leur habitat brûler à l’exception d’un colibri. Il fait des aller retour entre la mare et les flammes, transportant à chaque voyage une goutte d’eau dans son bec. Les animaux l’interpellent. “Hé petit colibri tu ne penses quand même pas que tu vas éteindre l’incendie comme ça ? Non répond l’oiseau mais je fais ma part”. Fière de faire sa part, Elisabeth Moreno éteint à son échelle les incendies liés aux questions de diversité et de mixité.

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