NATHALIE HUTTER LARDEAU PROMEUT LA DIVERSITÉ DE L’ENTREPRENEURIAT FÉMININ

Nathalie Hutter Lardeau

Nathalie Hutter Lardeau est une serial entrepreneuse, de celles qui, la réussite venue, choisissent de faire la courte échelle aux femmes qui souhaitent entreprendre. Avec son nouveau projet Womup, elle promeut la diversité de l’entrepreneuriat féminin entre réseaux et sororité.

En créant sa première entreprise à 31 ans, cette spécialiste de la nutrition s’étonne de voir si peu de femmes aux postes stratégiques. “Où sont les femmes qui sortent major de promotion, ingénieures ? On ne les retrouve pas à la tête des entreprises”. La fondatrice de l’agence de communication Atlantic Santé spécialisée dans la nutrition, la santé, la sécurité alimentaire et l’environnement constate également la faible présence des femmes dans les réseaux. “Après la crise de 2008, je suis rentrée dans les réseaux pour ne pas être impactée”. Mais l’expérience n’est pas concluante. “J’ai tenté le MEDEF et je suis ressortie rapidement parce que les petites entreprises dirigées par les femmes, ça ne les intéressait pas” réagit l’entrepreneuse. Elle poursuit sa quête au sein de l‘APM et du réseau Entreprendre dont elle devient la vice présidente en Mayenne.

Créer de puissants réseaux féminins

Mais c’est avec “Bouge ta boite” fondé par Marie Eloy, Fincoach de Frédérique Clavel (créatrice des pionnières), Axielles par Frédérique Cintrat ou l’Agence pour l’Entreprenariat Feminin créée par Goretty Ferreira que Nathalie Hutter Lardeau trouve ce qui manque à sa fonction d’entrepreneuse. “Cela a été un déclic. S’identifier, puis se connecter en appportant toutes les complémentarités dont on a besoin est essentiel. Car le regroupement donne de la visibilité“. Et permet de constituer de puissants réseaux de femmes indispensables à la levée de fonds. Etape cruciale dans la phase d’accélération des entreprises et parcours de la combattante pour les entrepreneuses. Selon le baromètre établi par le collectif Sista, seuls 2% des levées de fonds sont réalisées par les femmes. L’urgence n’est pas constestable.

 Il faut se regrouper par affinité et s’aider, la sororité c’est primordial. Se mettre en avant mutuellement, il faut laisser tomber celles qui ne jouent pas le jeu.

Les femmes majoritaires dans les métiers du care

La nutrionniste regrette tout particulièrement que les comités d’engagement soient si peu inclusifs. “Quand j’ai demandé un financement j’ai présenté mon projet devant 15 hommes. Tant qu’il n’y aura pas, là aussi de quota, on n’avancera pas.” Nathalie Hutter Lardeau constate la présence “ultra majoritaires” des femmes dans les professions du care. “Dans tous les métiers de santé, d’accompagnement, de solidarité, on les voit toujours sous le prisme du bénévolat” déplore-t-elle, souligant le caractère essentiel de l’éducation “que ce soit par le père ou la mère”.

je me vois bien dans 15 ans parcourir le monde pour aller à la recherche d’entreprises créées par des femmes pour les mettre sur ma market place. On ne demande pas l’aumône, si nos produits sont bons, ils seront achetés. C’est un problème de visibilité et d’état d’esprit.

Booster l’entrepreneuriat féminin

L’entrepreneuriat féminin incarné par cette experte santé est à la fois inclusif et emprunt de sororité. “Si vous n’êtes pas à l’aise dans un réseau, allez y à plusieurs” conseille-t-elle sans pour autant rejeter les connections avec les réseaux masculins.“Aujourd’hui beaucoup de femmes créent leur propre emploi. Il est essentiel de les aider à les faire passer à une entreprise qui compte sur le marché”. Un objectif que Nathalie Hutter Lardeau réalise en accompagnant des projets avec WomUp, une market place dédiée aux produits conçus et fabriqués par des femmes. “C’est un projet à long terme qui fait la synthèse de ce que j’aime et de ce que je sais faire ; c’est à dire l’entrepreneuriat au féminin et la santé”. 

Laisser un commentaire

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.