CANADA : UN GOUVERNEMENT FÉMININ AURAIT DES CONSÉQUENCES POSITIVE SUR LA SANTÉ DE LA POPULATION

jaipiscineavecsimone_etudes_Parite_gouvernemenet_santé
capture Twitter Justin Trudeau

C’est en substance. le sens de l’article publié sur la version française du site “The Conversation”. D’après. l’étude réalisée par les chercheurs en santé publique des Universités de Waterloo et Toronto au Canada. Les auteurs expliquent que l’augmentation du nombre de femmes au gouvernement a un impact direct sur la santé de la population. Explications.

Les chercheurs Carles Muntaner et  Edwin Ng se sont interrogés sur les incidences d’un gouvernement féminisé à 50% sur la politique de santé publique au Canada. Pour mémoire, le premier ministre Justin Trudeau a formé en 2015 le premier gouvernement strictement paritaire de l’histoire, ce qui a incité les auteurs à se demander en quoi les femmes politiques se différenciaient de leur collègues masculin dans l’approche des problèmes. “Les femmes au gouvernement ont tendance à travailler d’une manière plus collaborative et bipartisane (…) et sont aussi plus efficaces pour bâtir des coalitions et parvenir à des consensus”

Remarquant par ailleurs qu’elles étaient plus engagées sur les droits de femmes, les chercheurs ont vérifié qu’il existait bien un lien entre la hausse des femmes dans les gouvernements des provinces et la baisse de la mortalité au cours de trois décennies.   

"Entre 1976 et 2009, le pourcentage de femmes dans les gouvernements provinciaux a été multiplié par six, passant de 4,2 à 25,9%, tandis que la mortalité toutes causes confondues a baissé de 37,5%"
Carles Muntaner et Edwin Ng
chercheurs in "The Conversation"

Les politiques de genre sont déterminantes
sur la santé publique

Rien de miraculeux dans le constat, les femmes ne possèdent pas encore un pouvoir de guérison en raison de leur accession au pouvoir ! Carles Muntaner et  Edwin Ng avancent qu’a partir du moment où les gouvernements engagent des dépenses de prévention et de promotion de la santé cela a nécessairement  une incidence sur la mortalité. Ils répertorient 4 types de dépenses qui favorisent ce résultat. (soins médicaux, les soins préventifs, d’autres services sociaux et l’éducation). Enfin, last but not least, l’appartenance politique ne jouerait pas un rôle déterminant.“Nous sommes maintenant en 2019 et d’éminents universitaires en santé publique tendent encore à minimiser les effets potentiels des déterminants politiques comme les politiques de genre sur la santé de la population”. 

 

A lire sur le site “The Conversation”