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« SHIZEN » : L’ART DE VIVRE NIPPON SOURCE DE BIEN-ÊTRE

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Capture Instagram Valerie Leblac

Shizen ou nature au sens large est culturellement à la source du bien-être pour les japonais. Misato Raillard Kakisaki et Theresia Rippel ont compilé sous ce titre un recueil de pratiques « feelgood » à adopter où que l’on soit dans le monde.

Au Japon le bien-être est étroitement lié à la nature. Elle imprègne tous les aspects de la société. « Il s’agit d’un lien particulier qui s’exprime aussi bien dans la religion, la médecine ou la pharmacopée en fonction des temps forts de chaque saison » explique Misato Raillard Kakisaki, auteure et traductrice franco Japonaise. Une relation très particulière qui place la nature au rang de divinité. « La nature est à la fois adorée et crainte. On a toujours vécu avec les tremblements de terres, les typhons, les cyclones. Tout cela façonne l’esprit ». Au quotidien, des gestes simples et des habitudes nourrissent la recherche du bien-être.

 

Au Japon il y a des mots uniques pour exprimer un état de la nature. Par exemple Komorebi exprime les rayons du soleil qui filtre au travers des feuilles d’arbres. Même au coeur du langage la nature est présente. Misato Raillard Kakisaki

 

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© Misato Raillard

 

Thérésia Rippel, co-auteure et scénariste connait bien le Japon. » Je souhaitais que l’on donne des conseils très simples faciles à suivre ». Un guide écrit à 4 mains (Hachette bien-être) que chacun peut adapter à sa convenance. Dans la lignée des « bains de forêt » ou Shinrin Yoku popularisé pour traiter le stress les co-auteures proposent de prendre soin de soi et de son entourage. En été explique Misato les japonais envoient des cartes à leur proche pour prendre de leurs nouvelles. « Des cartes imprimées comme des cartes de voeux accompagnées de fruits frais ». En France on peut adapter de nombreuses pratiques assure-t-elle.

Se ressourcer

« Shizen » propose de se ressourcer dans des hauts lieux d’énergie comme la forêt de Brocéliande ou le Mont Saint Michel, pratiquer le yoga, la gymnastique radiophonique piquée aux américains ou boire un grand verre d’eau tiède le matin pour une détox quotidienne. Thérésia Rippel qui vit une partie de l’année au Canada a adopté un rythme de travail au plus près de la nature. « Ici je fais 10kms par jour dans la forêt. Ca prend une heure et j’en profite pour donner mes rendez vous pendant ces randonnées. Il y a une ambiance sans stress. Et ce sont des rendez-vous de qualité ».

 

Les traditions restent très importantes aujourd’hui. Dans le métro on croise des femmes en habit traditionnel qui vont travailler. Thérésia Rippel

 

Un mode de vie paradoxal

Si la nature se vit intensément au Japon les auteures soulignent le mode de vie paradoxal des nippons menacés par le burn out. « Il y a une perplexité face à ces sociétés très technologiques qui sont aussi très structurées avec une hiérarchie sociétale très forte »  note Thérésia Rippel. Misato Raillard Kakisaki rappelle que le Japon composé de 69% de forêts et de 63% de montagne essaimés sur plus de 6800 îles est une réalité souvent oubliée au bénéfice d’une image ultra urbaine. Par ailleurs la culture japonaise est très liée à celle du continent chinois « autrefois la culture des lettrés ». « Mais la force du Japon c’est de l’adapter pour une meilleure assimilation ». Nous on l’adopte !

 

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couverture Shizen

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