UNE NOUVELLE BARBIE «SARAH GILBERT» CO CRÉATRICE DU VACCIN ASTRA ZENECCA POUR INSPIRER LES JEUNES FEMMES

capture Instagram © SarahGilbertVacina
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En pleine campagne de vaccination contre la Covid-19, la société américaine Mattel, spécialisée dans les jeux et jouets, vient d’annoncer la commercialisation d’une poupée à l’image de Sarah Gilbert, une vaccinologue de 59 ans. Une initiative bienvenue dans une quête de diversité et de représentation mise en avant par Barbie depuis plusieurs années.

Chaque année dans le monde, 80 millions de Barbie sont vendues. Si la crise sanitaire a signé pour beaucoup d’entreprises et de groupes la fin d’une ère commerciale prospère, Mattel a vu ses ventes s’envoler en 2020 avec les divers confinements. Ainsi, les ventes de la poupée mannequin ont augmenté de 16% en un an. Une hausse due à la diversité croissante et à l’élaboration de nouvelles silhouettes et visages de Barbie, selon Christophe Salmon, directeur général de Mattel France. Les Barbies classiques ont en effet connu un véritable changement de look ces dernières années : les poupées les plus célèbres du monde sont ainsi passées de la bimbo blonde et calibrée à des personnages plus variés et inclusifs. Des Barbies non genrées, portant le hijab ou encore atteintes de handicaps physiques ont ainsi rejoint les étalages aux côtés des Barbies traditionnelles.

Une poupée à l’effigie de la créatrice du vaccin AstraZeneca

Une nouvelle réjouissante et qui se voit confirmée avec l’arrivée de professions plus diverses pour ces mêmes Barbies. Celles-ci ne sont plus réduites à faire du shopping ou du cheval, mais peuvent incarner des femmes fortes et puissantes. Des joueuses de tennis comme Billie Jean King ou encore Naomi Osaka ont vu des poupées à leur effigie se commercialiser. La dernière en date ? La vaccinologue de 59 ans, Sarah Gilbert.

La scientifique britannique est une vaccinologue et professeure de vaccinologie à la très prestigieuse université d’Oxford au Royaume-Uni. Elle a entre autres, co-créé le vaccin AstraZeneca et fait partie des 6 poupées en édition limitée créées pour rendre hommages à des femmes travaillant dans le domaine des sciences et ayant œuvré lors de la crise sanitaire. Pour la remercier de l’envergure de ses travaux, Gilbert avait notamment été anoblie par la reine Elizabeth II en juin dernier pour ses services rendus à la recherche médicale et a reçu une standing-ovation à Wimbledon lors du tournoi de tennis.

« Inspirer les jeunes générations »

La Barbie faite en son honneur conclue donc une année riche en consécrations. Bien que Sarah Gilbert ait trouvé cette entreprise “très étrange” dans un premier temps, elle y a par la suite vu une occasion de promouvoir sa profession auprès des jeunes générations. Lors d’une interview pour la BBC, elle a ainsi déclaré : “Je trouve important d’inspirer les jeunes générations de femmes à entrer dans les carrières “Stem” (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques) et j’espère que les enfants qui voient ma Barbie réaliseront combien les carrières scientifiques sont vitales pour aider le monde qui nous entoure.” Elle a poursuivi : “Mon souhait est que ma Barbie présente aux enfants des métiers dont ils n’ont peut-être pas connaissance, comme les vaccinologues“.

Barbie pourrait faire reculer les stéréotypes de genre

Un discours plus vrai que jamais dans un contexte où les femmes demeurent très sous-représentées dans les domaines scientifiques. Selon l’ISU (Institut de Statistiques de l’Unesco), seulement 30% des chercheurs dans le monde seraient des femmes. Un nombre qui révèle les biais entretenus sur les femmes depuis l’enfance. En effet, les fille demeurent encore aujourd’hui plus performantes à l’école que les garçons et pourtant, elles sont beaucoup moins présentes dans les niveaux socio-professionnels plus élevés en raison d’une structure sociale inchangée qui pousse les femmes vers des catégories de métiers et les exclut de branches dites “masculines” (les sciences, par exemple).

C’est pourquoi cette initiative de Mattel est la bienvenue, même si elle peut s’apparenter à du femwashing. Les enfants qui jouent avec ces Barbies plus inclusives et qui réussissent professionnellement peuvent être une source d’inspiration pour eux et participer au recul des stéréotypes de genres.

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