QUI EST ANNIE SILVERSTEIN, LA RÉALISATRICE TRIPLEMENT PRIMÉE A DEAUVILLE ?

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Capture site Annie Silverstein

Son film “Bull” a tout raflé. Le premier long métrage de la réalisatrice Annie Silverstein a reçu 3 prix lors de la cérémonie de clôture du Festival du cinéma américain de Deauville. Sans doute pour sa capacité à décrire l’Amérique d’aujourd’hui.

Le jury de la 45 ème édition du Festival de Deauville lui a décerné son Grand Prix, un choix confirmé par le Prix de la critique et celui du jury de la révélation. “Bull” raconte la rédemption d’une jeune adolescente de 14 ans, Kris, délinquante qui suit les traces de sa mère emprisonnée. Elle devra pour se racheter, prêter main forte à une ancienne gloire du rodéo, propriétaire de la maison qu’elle a vandalisée. Pour son premier long métrage, Annie Silverstein choisi de raconter l’Amérique des laisser pour compte. “Ce film compose un tableau extrêmement juste et troublant de l’Amérique de Trump abandonnée par ses politiques, que ce soit en ce qui concerne l’école ou la santé” déclare Anne Mouglalis, la Présidente du jury Révélation.

[la réalisatrice] renverse tous les codes en déjouant les clichés au sein d’une Amérique qu’on croit connaître, celle du Texas et du milieu viril du rodéo. Mais dans ce film, le cow boy est un afro américain et le délinquant une jeune fille blanche.

Anna Mouglalis

Un travail d’éducatrice

Avant d’être diplômée en production cinématographique de l’Université d’Austin (Texas), Annie Silverstein a travaillé dix ans comme éducatrice. Elle a tout particulièrement collaboré avec de jeunes amérindiens des réserves de l’Etat de Washington, co-fondant Longhouse Media, une organisation qui favorise l’expression et le développement d’artistes autochtones. Avec Skunk, court métrage lauréat du premier Prix de la Cinéfondation en 2014 à Cannes, elle pose les prémices de “Bull”. Sur le site du Festival de Cannes, la réalisatrice raconte déjà l’histoire d’une fille de 14 ans dans la banlieue de Houston.

Une exploration de la misère sociale

“Bull” repose sur les épaules de 3 acteurs professionnels pour laisser libre court à la spontanéité du reste du casting. Une manière de travailler influencée par ses années passées au côté de la communauté amérindienne. “J’ai commencé à m’intéresser à l’écriture et la réalisation de films basés sur des vraies personnes et communautés, en puisant dans mon expérience pour façonner l’approche narrative”. A l’époque de la sortie de Skunk, elle précise à Film Maker Magazine (en anglais), “Nous avons principalement réalisé des documentaires, racontant des vies [des enfants], renforçant la fierté culturelle, explorant les problèmes de santé, la pauvreté, la violence, les problèmes avec la police”. Son travail social imprime les histoires qu’elle filme, un processus qui documente l’Amérique de Trump sans artifice.

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