GLORIA STEINEM ET CHRISTIANE TAUBIRA A L’AFFICHE DU FESTIVAL NEW-YORKAIS ALBERTINE

photo d'illustration jerry-kiesewetter
photo d’illustration jerry-kiesewetter

Sur le thème “Feminism has no boundaries” – Féminisme sans frontière – la librairie française de New-York organise avec les services culturels de l’ambassade de France jusqu’au 5 novembre des débats centrés sur les enjeux de l’identité et de la diversité aux Etats-Unis et en France. La programmation franco américaine de cette 4ème édition consacrée aux femmes a été confiée aux écrivaines et activistes féministes Gloria Steinem et Robin Morgan.

Iconiques de l’autre côté de l’Atlantique les marraines du festival Albertine ont été des pionnières du féminisme. Du haut de ses 80 ans révolus Gloria Steinem, journaliste cofondatrice de Ms Magazine poursuit son combat pour le droit des femmes débuté dans les années 60 avec l’énergie de transformer la frustration en action. Remarquée une retentissante une en1972 intitulé “We had abortion” – Nous avons avorté – dans la lignée du “Manifeste des 343 salopes” paru dans le Nouvel Obs (1971) demandant la dépénalisation de l’avortement. De la même trempe Robin Morgan crée avec Simone de Beauvoir en 1984 le premier think tank international féministe “Sisterhood is Global Institute”. et initie le podcast radio “Women’s Media Center Live with Robin Morgan” à l’audience internationale. Une sororité franco américaine de longue date qui a produit comme le rappelle la librairie Albertine quelques unes des plus influentes penseuses féministes. Comme Simone de Beauvoir à qui le festival est dédié cette année.

 

 

Aujourd’hui, les jeunes femmes ont une attente préalable, une exigence d’égalité que nous n’avons jamais eue. In Libération

 

Un duo de choc pour confronter des conceptions diverses de la quête de l’égalité homme femme. Pour en attester auteures, artistes et activistes ont été invitées à débattre de sujets aussi divers que la représentativité des femmes en politique, comment devenir visible, les politiques du langage et de la religion, le corps et sa représentation dans l’art. Parmi lesquelles Christiane Taubira l’ex ministre de la justice, l’auteure Marie Darrieussecq, la rabbin Delphine Horvilleur rédactrice en chef de Tenou’a, Caroline de Haas militante féministe et les artistes membre du mouvement “Guerilla Girl”. Une panel éclectique pour rendre compte d’un féminisme constitué d’expériences multiples. “Le féminisme c’est comparer des notes. Et quand on vous raconte des histoires vous vous apercevez que cela ne vous concerne pas uniquement. C’est un énorme soupir de soulagement. Je pensais que j’étais la seule femme à avoir simulé un orgasme. La première fois que j’en ai parlé dans mon cercle, on m’a dit, ‘oh, toi aussi ?” raconte Robin Morgan au New-York Times. Interrogées sur la marche des femmes lancée à Washington l’an dernier suite à l’élection de Trump, Gloria Steiner se réjouit de voir que le mouvement n’est pas retombé. “Je pensais que les gens retourneraient à leurs préoccupations habituelles mais ils ne l’ont pas fait”. Mieux les hommes ont suivi ajoute Robin Morgan.

 

Tous les débats sont à suivre sur le site https://livestream.com/frenchembassy

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