FIN DE VIE : AGNÈS BUZYN INCITE LES FRANÇAIS A ÉCRIRE LEURS DIRECTIVES ANTICIPÉES

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Selon le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) seuls 13% des français ont rédigé des directives anticipées. Ce dispositif permet à toute personne majeure de donner ses instructions au cas où elle serait dans l’incapacité de le faire en fin de vie.

La cour d’Appel de Paris a ordonné mardi la reprise des traitements dans l’affaire Vincent Lambert. L’infirmier dans un état végétatif depuis 2008, suite à un accident de voiture n’avait pas écrit de dispositions concernant sa fin de vie. Une absence claire de volonté qui donne lieu depuis dix ans à une bataille judiciaire entre ses parents et sa compagne. Car en l’absence de toute disposition, l’équipe médicale doit prendre des décisions en accord avec la famille. Mais quid lorsque celle ci se déchire ?

Un document simple à remplir

Pourtant, il existe une procédure très simple qui permet d’éviter cette situation. Sur papier libre ou en téléchargement sur le site du Ministère de la Santé, deux modèles de document, selon son état de santé, intitulés “directives anticipées” permettent de rédiger ses volontés pour sa fin de vie. En particulier, si la personne souhaite être maintenue artificiellement en vie ou non suite à une perte définitive de conscience (coma). Et au cas ou des actes médicaux seraient en cours, si elle accepte ou refuse qu’ils soient arrêtés. La question de la sédation profonde jusqu’au décès est également posée. Daté et signé ce document n’a pas besoin d’être renouvelé si les dispositions demeurent identiques. Il s’impose aux équipes médicales.

La loi sur la fin de vie méconnue par 60% des français

Les dispositions de la loi Claeys-Leonetti de 2016 sur la fin de vie sont méconnues. 60 % des français en ignorent le contenu regrette Jean-François Delfraissy, président du Comité National d’Ethique. Le débat s’est invité hier à l’Assemblé Nationale, lors des questions au gouvernement. Evoquant l’affaire Lambert, La ministre de la santé, Agnès Buzyn a appelé les français à remplir leurs directives anticipées “Pour que cette situation ne se reproduise pas”. Une fois remplie, la déclaration doit accessible aux proches et/ou au médecin. Elle peut être inscrite également dans le Dossier Médical Partagé (DMP) en ligne sur internet.

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