LANCÔME ET PLAYBOY CRAQUENT POUR DES ICÔNES DE MODE SEXAGÉNAIRES

Capture Instagram compte Isabella Rosselini pour Lancôme
Capture Instagram compte Isabella Rosselini pour Lancôme

Les canons de la beauté féminine seraient-ils enfin associés au plus de 50 ans ? Isabella Rossellini (65 ans) et Jane Seymour (67 ans) s’affichent sans complexe. L’une pour Lancôme, l’autre pour Playboy. La marque cosmétique se démarque des codes du jeunisme en allant rechercher celle qui fût son égérie en 1982. La James Bond girl (1973) revendique une plastique non corrigée dans les pages du magazine de charme. Une nouvelle tendance ?

Les temps changent. Lancôme vient de signer un contrat à Isabella Rossellini. La fille de Roberto Rossellini et d’Ingrid Bergman a un long passé avec la marque. Lorsqu’elle en devient le visage, elle est âgée de 30 ans. Un exploit dans les années 80 où l’industrie de la beauté suit la tendance en vogue : rajeunir. Collant à la terre promise de l’éternelle jeunesse la marque impose néanmoins la comédienne qui deviendra une icône atypique. La collaboration durera 14 ans. Une longue histoire renouée dès 2016.  L’héroïne de David Lynch incarne à merveille une beauté sereine qui se fout du temps. L’actrice dévoile quelques photos (non retouchées) du shooting réalisé par Peter Lindbergh sur son compte Instagram. La campagne annonce-t-telle une approche plus réaliste de la beauté ? Bonne nouvelle les mannequins de 20 ans pour vanter l’efficacité d’antirides ne font plus recette. Exit donc. La marque se veut rassurante. Vieillir n’est plus une tare. La beauté se joue alors sur la sérénité et l’accomplissement. Les 65 ans de la star deviennent un atout marketing, signal de la prise en compte des femmes dans toutes leur diversité.

 

Sexy sexagénaire

Sexagénaire aussi l’héroïne de « Docteur Quinn femme médecin » collabore pour la troisième fois avec le magazine Playboy. Egalement garantie « botox free » Jane Seymour revendique sur son compte instagram son naturel. « Je n’ai jamais fait aucunes chirurgies, injections ou quoi que ce soit […] du coup je me ressemble encore. Tous les jours je suis tentée mais ensuite je regarde les gens que je connais qui en ont fait et je ne les reconnais pas. Je suis authentique, c’est important pour moi ». A 67 ans l’ex James Bond girl de « Vivre et laisse mourir » entretient sa forme. Elle évoque son rôle dans la série actuellement diffusée aux Etats-Unis  » Let’s Get Physical », une plongée dans l’univers de l’aérobic. Un épiphénomène ? Peut-être pas. Iris Apfel (96 ans) égérie de la marque MAC depuis 2011 est devenue une icône de mode.

 

Lauren Hutton refait surface à 73 ans l’année dernière pour le 50ème anniversaire de Bottega Veneta. L’avenir des marques passe-t-il par une nouvelle représentation des classes d’âge ? C’est ce qu’explique Yves Riquet de l’agence Si Seniors à Womenology. « En France, en moyenne, on se sent vieux à partir de 73 ans. Il faut donc adapter la communication en conséquence » (…) « Pour séduire les plus de 50 ans, il faut absolument sortir des codes de représentation traditionnels des seniors ». Le site féminin explique que le marketing doit aujourd’hui prendre en compte trois âges : l’âge physiologique (réel), l’âge social (évalué par l’entourage) et enfin l’âge ressenti. Le plus important puisqu’il préside aux choix de consommation. « Il structure les envies, les attentes, les besoins, les prises de décision ».

 

Je n’utilise pas de botox, je n’ai pas une bouche de canard. En tant qu’ac­trice, je veux être une page blanche afin de pouvoir créer des personnages et ces personnages ont besoin de pouvoir bouger leur visage ! Je n’ai pas peur de vieillir.

 



Capture Instagram Jane Seymour

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