5 FEMMES D’INFLUENCE À SUIVRE EN 2018

5 femmmes d'influence à suivre en 2018

Femmes d’influence peu connues du grand public elles seront sous les feux des projecteur en 2018. Politique, sciences, sport, culture, engagement social sont autant de domaines qu’elles ont investi pour faire bouger les lignes. Agées de 41 à 67 ans, elles oeuvrent sur tous les continents. Voici les « Simone » qui nous inspirent.

  • La femme politique intègre

Katrín Jakobsdóttir (41 ans) première ministre d’Islande réconcilie les islandais avec la classe politique. Elue depuis le 30 novembre 2017, la nouvelle cheffe du gouvernement a une réputation d’intégrité qui fait du bien à son pays secoué par des scandales politico-financiers. Seconde femme à ce poste, elle préside une coalition tripartite formée du parti écologique de gauche allié aux conservateurs et aux centristes. Une alliance inédite pour cette spécialiste de littérature policière islandaise spécialiste du romancier national Arnaldur Indridason. Cette mère de trois enfants a gagné sa popularité au poste de ministre de la culture de 2009 à 2013.

 

Femme à suivre en 2018 - Katrín Jakobsdóttir première ministre islandaise
Katrín Jakobsdóttir première ministre islandaise

 

Pourquoi 2018 sera son année ? Féministe et écologique les médias la considère comme « l’Antitrump ». Au « Sommet de la terre » à Paris elle a présenté son objectif d’avoir un pays neutre en carbone d’ici 2040. Elle veut faire la course en tête au sein des pays « verts ». Même si son pays est en pointe sur l’utilisation des énergies géothermiques et hydroélectriques, la ministre a de nombreux projets pour impliquer toute la population dans cette quête. Notamment en privilégiant le vélo pour se déplacer. Réputé pour son engagement pour la parité homme femme, l’Islande doit selon elle poursuivre cet engagement. En particulier l’égalité salariale totale.

 

  • La diplomate culturelle

Barbara Jatta (55 ans) historienne de l’art est la première femme nommée à la tête des musées du Vatican. Une petite révolution dans  la cité pontificale. En poste depuis le mois de janvier 2017, elle a été choisie par le pape François pour veiller sur les 200 000 oeuvres réparties sur l’ensemble des 12 sites incluant la Chapelle Sixtine. Archiviste de formation et diplômée de l’École Vaticane de paléographie elle a travaillé pendant 20 ans à la bibliothèque du Vatican. Un défi de taille pour la romaine issue d’une famille de restaurateurs d’art et de peintre. Son défi ? Faire connaitre, préserver et mettre en valeur les immenses collections rassemblées par les pontifes romains au cours des siècles. La directrice des musées du Vatican souhaite notamment proposer des itinéraires spécifiques au coeur des « parties des musées les moins visitées ».

 

Pourquoi 2018 sera son année ? Elle sera l’artisan d’un rapprochement entre la Cité du Vatican et la Chine. Les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques il y a 70 ans ont donné leur accord à un échange d’oeuvres d’art. 40 toiles seront prêtées par les musées du Vatican et exposées dès le printemps 2018 à Pékin. En retour les institutions culturelles chinoises enverront notamment douze pièces de l’artiste Zhang Yan. Une coopération à forte tonalité politique qui fait de Barbara Jatta une diplomate hors norme.

 

  • L’entrepreneuse sociale activiste

Chetna Sinha (58 ans) Présidente de la Fondation et de la banque Mann Deshi est une activiste indienne originaire de Mumbaï engagée auprès des populations rurales les plus pauvres impactées par la sécheresse. Economiste de formation, elle s’est tournée vers l’agriculture et s’est intéressée aux femmes marginalisées à cause de leur endettement. Convaincue que l’empowerment des femmes est la clé du développement économique des familles et de leur autonomie Chetna Sihna crée la première banque pour les femmes reconnue par la Banque Centrale indienne.  En plus des services financiers, elle développe des infrastructures et propose des formations. A ce jour elle a aidé un million de cheffes d’entreprises.

 

Chetna Sinha capture Twitter Cherie Blair Fndn ‏
Chetna Sinha capture Twitter Cherie Blair Foundation

 

Pourquoi 2018 sera son année ? Elle fera partie des 7 femmes d’exception invitées à diriger les débats du prestigieux Forum de Davos (Suisse) sur le thème « Construire un avenir commun dans un monde fracturé » du 22 au 26 janvier 2018. A ses côtés  l’Australienne Sharan Burrow, secrétaire générale la Confédération syndicale internationale (CSI). L’Italienne Fabiola Gianotti, dirigeante du Cern près de Genève. Les Françaises Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie. Et Christine Lagarde, patronne du FMI. L’Américaine Ginni Rometty, PDG d’IBM. La Première ministre Norvégienne Erna Solberg.

 

  • La scientifique du futur

Janet Rossant (67 ans) biologiste canadienne est réputée pour ses travaux de recherche sur le rôle des gènes dans le développement de l’embryon. Professeure de génétique moléculaire à l’Université de Toronto elle cherche à élucider les mystères de la division cellulaire. Elle travaille pour le programme cellules souches de l’Hôpital pour enfants malades de Toronto (SickKids). Son but ?  la médecine de précision : « Choisir le bon médicament, pour le bon patient, au bon moment et à la bonne dose ». La scientifique utilise les cellules souches propres au patient, ou iPS notamment pour tester des médicaments contre la fibrose kystique. (source Quebecscience).

 

5 femmes d'influence à suivre en 2018 - Janet Rossant capture Twitter
Janet Rossant scientifique spécialiste des cellules souches

Pourquoi 2018 sera son année ? Janet Rossant fait partie des 5 lauréates choisies par l’UNESCO et la Fondation L’OREAL du palmarès 2018 de la 20e édition du Prix pour les femmes et la science. Elle recevra son prix le 22 mars 2018 à Paris. Une visibilité bienvenue pour ces chercheuses qui recevront une dotation de 100 000 €.

 

  • L’émancipatrice sportive

Lina Almaeena (42 ans) croit à l ‘émancipation des saoudiennes par le sport. elle fonde en 2003 la Jeddah United Sports Compagny, société privée de promotion sportive après avoir découvert les bienfait du basket pour sortir de sa dépression post natale. Une prouesse dans une société où la pratique du sport chez les femmes est quasi absente. Membre de la Choura (l’assemblée consultative du royaume) aux côtés de 30 autres femmes, la coach sportive a constitué une équipe féminine nationale de basket pour affronter les joueuses du PUC (Paris Université Club) en avril 2017. Une première pour cette femme qui profite de l’ouverture prônée par le vice-prince héritier Mohammed Ben Salmane dans le cadre du plan « Vision 2030 ». En liant l’émancipation des femmes au sport, celle qui se définit comme une « humaniste » souhaite casser les stéréotypes liées aux saoudiennes.

 

Pourquoi 2018 sera son année ? En autorisant l’ouverture de départements sportifs le royaume souhaite que 40% de la population pratique un sport d’ici 2030. D’ici là, Lina Almaeena souhaite que la pratique sportive ne soit plus seulement réservée aux écoles privées, mais étendue à la sphère publique.

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